Par Victor Chiasson-LeBel – 16 juillet 2025
C’est quand même extraordinaire! David inscrit au calendrier une petite activité sympa, mentionnant la descente d’un superbe canyon et la possibilité de camper sur son terrain. C’est vraiment chouette comme invitation! Je saute là-dessus tout de suite, d’autant plus que je ne suis pratiquement jamais allé dans la région de Batiscan. La possibilité de faire une autre rivière à déterminer pour le dimanche ajoute du suspense et beaucoup d’attrait à l’invitation.
Michèle, qui habite comme moi à Montréal, lève aussi la main et on part ensemble dans ma voiture le samedi matin pour rejoindre David et sa famille. Ce jour-là, on descend la rivière Sainte-Anne, entre St-Alban et St-Casimir. Il y a effectivement un canyon extraordinaire sur cette rivière! Un canyon comme je n’en avais jamais vu, avec des falaises de roche sédimentaire stratifiée horizontalement, ce qui donne des surplombs impressionnants desquels on peut plonger… à répétition. La rivière est plus haute qu’à la normale, mais elle est tranquille et ne pose aucun défi digne de mention. Les enfants sont gentils, et la journée est parfaite. Mais ce n’est pas fini. Puisque l’invitation s’adressait à tout le monde, David me permettra de divulguer, que son «terrain» est en fait un immense boisé vierge peuplé de gigantesques érables matures, sur le bord du fleuve, avec une plage de sable. Nous y campons, mangeons et jouons toute la soirée. On discute et choisit notre plan pour le lendemain.
Le dimanche, on se lève tôt pour faire un tronçon de 27 km sur la basse rivière Batiscan. Notre point de mise à l’eau est dans la réserve de Portneuf, à partir de la Barrière Batiscan (kilomètre 102), qui est en fait la sortie de l’eau à la fin du secteur des Portes de l’Enfer. Notre arrivée sera à Notre-Dame-des-Anges juste en amont des magnifiques chutes de Montauban (qui sont vraiment spéciales!). Ce jour-là, la rivière fait 1,5 fois son volume «standard», donc l’eau coule bien partout, et ça n’accroche absolument nulle part. La rivière a quelques très beaux rapides, dont un S-3-4 gros jus qui se termine dans un planiol on ne peut plus parfait pour récupérer de nos chavirages. Seules France et Élizabeth ont évité de se mouiller en contournant habilement et judicieusement les plus grosses vagues. Michèle qui réclamait de grosses vagues a été servie!
Contrairement à la Sainte-Anne de la veille, la Batiscan est très peu fréquentée. Le tronçon qu’on a choisi s’est très bien fait en une journée, mais conviendrait aussi pour une fin de semaine avec nuitée au milieu du parcours. Il y a effectivement un site de camping au confluent de la Rivière à Pierre inaccessible autrement qu’en canot. À refaire!
Merci à David pour son invitation, son leadership et son immense générosité.

Super beau texte Victor, j’ai bien hâte de canoter avec toi.
André Shéridan.
Belle description Victor: ça donne le goût d’y aller. Merci!
Très bon article Victor, genre d’article qui me donne le goût de refaire du canot.